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Signe du jour 20180605

Ce midi je retrouve Marina. Cela fait plus de 10 ans.

La lune dernière, je retrouvais ce texte de ma renaissance à Poitiers, avec Claire Filmon et les CPN, 10 ans après jour pour jour.

Ce soir dans mon courrier, deux exemplaires d'Étendre ses branches sur le monde, de Cécile Mouvet, que j'ai commandé auprès de l'éditeur.

Le livre qui vient de paraître et d'obtenir le prix Annick Lansman donne Cécile habitant au Québec. Je me demande si j'attendrai encore longtemps ces quelques mots numériques avancés. Quitte à attendre, je préfèrerais une lettre postale.

Méi est l'une des protagonistes. Je ne peux m'empêcher de penser à Mey. D'autant que c'est de la littérature jeunesse et que Mey est enfant, et que c'est une pièce de théâtre que Cloé conterait si bien. Je leur emprunte parfois leur voix, dans ma tête.

J'entame la lecture.

Dans la famille, on l'appelait tous Bouli. Méi n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça.” (p.14) Une pensée pour Félix, mon frère, qui n'aimait pas qu'on l'appelle Zi. Le livre est dédicacé à la fratrie de l'auteure. J'en profite pour saluer mes frères.

Dans ma vraie famille, j'irais déjà à l'école et je pourrais prendre le bus” (p.23) Je pense à mon futur séjour en Inde, où nous vivrons dans un orphelinat.

Faut que je retrouve ma vraie famille.” (p.23) Je pense Siddhartha, de Hermann Hesse, un roman initiatique probablement à l'origine de mes derniers grands changements, roman que je répands à l'envi. Puis je pense à Marina, et à Malik.

Quand on naît fille ici, on ne s'appartient pas, pas vraiment vraiment.” (p.25) Je pense à ce que l'on sait déjà trop bien, mais qui m'a été rappelé très froidement il y a quelques jours dans la vidéo suivante comme étant d'une actualité glaçante: Naître fille. Depuis cette piqure de rappel, je me demande pourquoi on va dans un orphelinat de garçon, alors que 90% des orphelins sont des filles. Je sais pourquoi. Mais je ne suis pas encore parti que déjà l'injustice fait rage et va poursuivre son oeuvre pour accentuer les inégalités: allons rendre service aux garçons!!

Je suis Méi Zhu. Je le sais car quelqu'un m'appelait comme ça.” (p.33) Je pense au film d'hier. Coco, de Disney. Une belle conception de la vie et de la mort, du sens de notre vie et du souvenir qu'on laisse derrière nous, celui de notre nom et de nos actions. Pensée émue pour mon arrière-grand mère maternelle Mamie de Laroche, et pour MaSo, ma grand-mère paternelle. Et un peu plus d'eau à mon moulin sur le sens que je donne à ma vie.

Au passage, je tombe sur ce que signifie mon nom: Arsène. Quelle fierté! Trêve d'ironie, car j'aime ce prénom. Mais il m'impose de me réaliser sans imposer l'homme que je suis.

C'est le deuxième courrier que j'ai reçu à mon nom.” (p.34) Je ne sais où adresser mon deuxième courrier à son nom. Le premier m'est revenu. Et je suis toujours en l'absence de lettre.

C'est fou, quand on y pense. Le papier, c'est fait de bois. (p.34). Pas la langue, pourtant. Je pense à ce passage de la “Vie secrète des arbres” de Peter Wohlleben: ”Qu'il y ait de la forêt, du bord de mer jusqu'au point le plus reculé du continent [permet] la progression de l'humidité indispensable à la vie à l'intérieur des terres“. Puis je pense à ça:

Puis ça:

Puis à m'enterrer pour voir si je pousse…!

Bon on va finir par du positif!

avec également une émission et des sources sympa sur France Inter: L'intelligence des plantes et les bienfaits des arbres.

Et du bon pour le corps et l'esprit ^_^ de l'exercice dans la forêt!

20180605-signe.txt · Dernière modification: 2018/06/06 01:13 par Arsène